mardi 26 août 2014

La Génération Z sur la toile streaming

Génération Z : séance vidéos de l’été

Quelles sont les vidéos qui sont sortie durant ces vacances ? Selon Eric Delcroix, elles sont importantes car elle montre et l’on entend qui sont les jeunes de la génération Z, ce qu’ils pensent mais aussi parfois les positions de ceux qui sont un plus âgé que ces adolescents, j’allais écrire ados surdoués, lapsus révélateur ;)
Mais, je pense que si cela c’était produit quelques années en arrière, c’est ce que nous aurions dit de cette génération.

La génération Z sur  Canoe.tv

la génération Z sur Canoe.tv (version Anglaise)
la génération Z sur Canoe.tv (version Anglaise)
Il a 17 ans ;)

Jack Andraka: Generation Z’s hero scientist


Une autre personnalité de la génération Z qui a eu son heure de gloire l’année dernière : Jack Andraka, 16 ans, qui a développé une façon révolutionnaire de tester le cancer du pancréas,

Generation Z destined to change the world (Australie)

Generation Z dans Weekend Grill
Generation Z dans Weekend Grill
La question de savoir si la génération Z a été posé sur la télévision Australienne… Une journaliste et une thérapeute familiale donnent leurs avis sur la question.
La séquence débute à 3 minutes.

We are Generation z: are you in?


Une pub qui reprend ce qui peut-être considéré comme des clichés désormais sur la génération Z.

Même si la vidéo date du mois de février, il est amusant de la mettre en parallèle avec l’émergence des publicités française où les produits se vantent d’être le 1er réseau social ! Pendant ce temps dans les pays étrangers, on demande aux jeunes s’ils se reconnaissent !

Quand IBM parle de la génération Z

IBM brosse dans le sens du poil la génération Z qui selon Big Blue aura besoin d’ordinateurs centraux ;-) Mais pas inintéressant !

Génération Z


Pas grand chose à se mettre sous la dent sur cette vidéo (d’origine Chinoise ?) très curieuse, qui fait une comparaison entre la génération Z et la génération précédente, après une longue intro sur leurs caractéristiques.
Il reste à la regarder… attention, c’est la plus longue du lot ;-)

Une autre vidéo sur la génération Z


Là non plus, pas d’information sur le but, sur qui l’a fait… Cela reste une présentation parmi d’autres sur la génération Z

Génération Z, on s’exprime: les médias sociaux


Dans le billet précédent, je diffusais déjà une vidéo de l’émission Génération Z de nos amis Canadiens de La télévision de Laval.

Cette fois, l’émission est consacré aux témoignages autour des médias sociaux et de leurs usages par les adolescents au Canada.

Des témoignages de jeunes Guadeloupéens


Et toujours la série d’une trentaine d’interview de jeunes Guadeloupéens de la génération Z (ou un peu plus vieux) pour le salon Adooz

Appel à un sursaut humaniste pour la jeunesse !


Toujours salutaire les «goûts de gueule» de certains… Dans le cas présent, c’est Frédéric Fappani
— Human (Youth) Right Activist. Pdt of NGO CNRJ Militant des Droits de l’Homme (Jeunesse), Président de l’ONG CNRJ)— qui s’y colle avec son Appel à un sursaut humaniste pour la jeunesse pour un réveil sur la question jeunesse.

mardi 19 août 2014

Comment les adolescents utilisent vraiment les médias sociaux ?


La plupart des jeunes utilisent les médias sociaux de nos jours, et même si ce n'est pas surprenant pour vous, il peut-être surprenant de savoir combien d'entre-eux les utilisent dans la salle de classe (utilisation  de Twitter et Facebook, Instagram ont trouvé leur place dans des plans de leçon dans le monde entier). 
Que vous utilisiez tous les médias sociaux, certains d'entre eux, ou pas du tout, il y a des chances que vos élèves les utilisent. 
La pratique infographie ci-dessous jette un regard sur l'utilisation des médias sociaux des adolescents et les préadolescents: Qu'est-ce que les plates-formes utilisent-ils et combien?  Ce qui est approprié pour eux? 

Comment pouvez-vous contrôler leur utilisation et assurer leur sécurité? 
Continuez votre lecture pour en savoir plus

Les adolescents et les médias sociaux

  • 95% des adolescents (12-17) utiliser l'Internet
  • 81% utilisent les médias sociaux (comparativement à 72% des utilisateurs d'Internet en général)
  • 50% journal dans les médias sociaux plus d'une fois par jour
  • 21% des enfants de moins de 13 utilisation des sites de médias sociaux
  • 26% des enfants de moins de 13 ont un compte YouTube
  • Dans une enquête de filles 6-12 ans 33% ont dit qu'ils économisent leur argent pour acheter de nouvelles technologies
  • 20% ont dit qu'ils faisaient des économies pour un smartphone
  • 48% ont dit qu'ils ont un téléphone portable
  • 51% de ceux qui ont dit qu'ils ont un smartphone
  • La majorité des adolescents utilisent des ordinateurs portables (35%) et les tablettes (32%) pour accéder à leurs sites préférés
  • YouTube est le site le plus populaire, avec 45% des adolescents disent qu'ils accèdent le plus souvent
  • Dans une enquête sur les enfants 8-12, 35% ont dit que Facebook était un site qu'ils n'ont pas utilisé mais plus pour les parents, tandis que 38% ont dit qu'ils utilisent et bénéficient Facebook
  • Seulement 8% de ces enfants ont déclaré utiliser Twitter
  • 23% des filles de tween rapporté Instagram que leur application favorite
  • Snapchat empêche les utilisateurs de moins de 13, mais comme ils ne demandent pas d'âge lors de l'inscription, il est peu probable que ce soit effectivement surveillé
  • Les enfants peuvent souffrir narcissisme et la cyberintimidation augmenté par l'utilisation accrue des médias sociaux
  • Cependant, il peut aussi aider à se connecter avec les autres, partager des photos, échanger des idées, et s'impliquer davantage dans leur communauté
  • Soyez conscient des paramètres de confidentialité, le contrôle parental, et avoir une conversation ouverte avec les enfants sur ce qui est approprié sur les médias sociaux pour les aider à rester en sécurité!
Sources  :









Boomers font leur marque sur l'enseignement supérieur. Cette génération  branchée apprend différemment, et les établissements d'enseignement commencent à en prendre note. Pourtant, le secteur de l'éducation, en mettant l'accent sur le "travail", sur les techniques les plus collaboratives, les boomers pourrait ne pas s'adapter assez rapidement.  
La génération étudiants Z, née avec les smartphones dans leurs mains, sont juste au point avec ce qui rend essentiel pour l'enseignement supérieur et ainsi  s'adapter plus rapidement.

Sources : HuffpostEducation 

Voici quelques solutions pour combler le fossé entre ed supérieur et  la génération Y:


Avec une diminution des chances dans le marché du travail actuel, de nombreux boomers choisissent de rester à l'école pour une période de temps plus longue. 

Solutions à préconiser :
  • Pousser ces jeunes vers des filières maîtrise;  
  • Les collégiens sont massivement réticents à sauter à bord du MOOC (Massive ouverts Cours en Ligne) en ligne
Seulement 2,6 pour cent des collèges avait MOOCs en 2013, avec seulement 9,4 pour cent dans les étapes de planification.
Pourtant les boomers sont à l'aise sur l'Internet, et de nombreux à profiter de la facilité et de la commodité d'être en mesure d'apprendre à leur propre rythme.

Une bonne information devrai les faire sauter le pas. 

En fait, le nombre d'étudiants qui suivent au moins un cours en ligne a évolué et comprend 6,7 millions d'élèves et les professeurs sont plus enclin à accéder à un MOOCs.

Selon les recherches, plus de 69 pour cent des dirigeants universitaires affirment que l'apprentissage en ligne est essentielle à leur stratégie d'éducation.  

  • Les Boomers ont joué un rôle dans cette évolution vers l'apprentissage en ligne, et la génération Z exigeront des outils numériques dans le processus d'apprentissage, aussi bien. 
  •  Les Boomers veulent travailler en collaboration avec leurs professeurs et les autres étudiants. Malheureusement, de nombreux établissements d'enseignement supérieur ne sont pas mis en place pour ce type d'apprentissage. Il est temps pour ed, FUN, le consortium Claroline et autres consors  de prendre connaissance des stratégies d'enseignement qui fonctionnent le mieux pour les étudiants du 21ème millénaire. 
  • Proposer des ateliers de pratiques collaboratives (Google.doc, Framapad, Trello, Wiggio, Volerro, todaysmeet, vialogues etc 
  • Sensibiliser les élèves à la classe-inversée et les aider à tenir un rôle d'enseignant coopératif
  • Organiser des ateliers de capsules vidéos avec smartphone ou webcam.

samedi 26 juillet 2014

Chirurgie esthétique: quand les fans veulent ressembler aux stars

Par , publié le

Fan... jusqu'où? Nombreux sont les admirateurs de stars ayant eu recours à la chirurgie esthétique afin de prendre l'apparence de leurs idoles.

Une opération coûteuse, capricieuse et... souvent ratée!

Chirurgie esthétique: quand les fans veulent ressembler aux stars


Obsédés par leurs idoles, certains admirateurs transis n'ont en effet pas hésité à passer par la case bistouri afin d'arborer, à la ride près, le physique de leurs idoles.
Reuters Danny Moloshok/Capture d'écran Youtube

Kim Kardashian, Justin Bieber, Miranda Kerr ou encore Demi Moore... les célébrités sont nombreuses à susciter l'admiration de leurs fans, parfois jusqu'à l'extrême. Obsédés par leurs idoles, certains admirateurs transis n'ont en effet pas hésité à passer par la case bistouri afin d'arborer, à la ride près, le physique de leurs idoles. Voici sept groupies ayant dépensé des milliers de dollars pour ressembler trait pour trait à leurs VIP chéris. 

Celui qui voulait ressembler à Justin Bieber





Qui? Toby Sheldon, auteur-compositeur californien de 33 ans. 
Opérations? Pendant cinq ans, il a enchaîné injections de Botox, poses d'implants capillaires, réduction du menton ou encore opérations des paupières et des lèvres.  
Coût total? 100.000 dollars (soit 73.000 euros). 
La phrase à retenir? "C'est le sourire de Justin qui le rend jeune." Cheese.

Celle qui voulait ressembler à Jennifer Lawrence





Qui? Kitty, une américaine maître-chien de 30 ans. 
Opérations? Elle a accumulé six opérations dont une liposuccion du visage et du corps, une rhinoplastie, une augmentation mammaire, et des injections de graisse au niveau des joues et des fesses. 
Coût total? 25.000 dollars (soit environ 18.000 euros). 
La phrase à retenir? "Bien sûr que je ressemble à Jennifer Lawrence! C'était déjà le cas avant mon opération mais maintenant que mes traits sont affinés je lui ressemble encore plus". C'est flagrant, en effet.

Celle qui voulait ressembler à Britney Spears





Qui? Crystal, une américaine de 33 ans. 
Opérations? Elle a dû subir une rhinoplastie, des injections de graisses au niveau des joues et des lèvres ainsi que des implants mammaires. 
Coût total? 25 000 dollars (soit environ 18 000 euros). 
La phrase à retenir? "Je trouve que je ressemble à Britney et j'en suis très heureuse." C'est l'essentiel non?

Celle qui voulait ressembler à Miranda Kerr





Qui? Hong Yuh Reum, une mannequin coréenne.  
Opérations? Elle s'est fait refaire le nez et les yeux et dit ne pas avoir touché à son front. Elle porte également des lentilles bleues et elle s'est teint les cheveux.  
Coût total? Inconnu. 
La phrase à retenir? "J'ai ses photos accrochées sur mon mur, j'espère que mon imitation l'aidera à devenir plus populaire en Corée du Sud." Adorable.

Celle qui voulait ressembler à Lindsay Lohan (sa propre soeur!)





Qui? Ashley Horn, une américaine de 19 ans, la demi-soeur de Lindsay Lohan -avec laquelle elle n'a cependant jamais vécu. Opérations? Elle a reconnu avoir réalisé une rhinoplastie, remodelé ses joues et sa mâchoire et subi quelques injections dans le menton et les pommettes.  
Coût total? 25.000 dollars (environ 18.000 euros) 
La phrase à retenir? "Je suis plus sexy que Lindsay! Et je n'ai aucun problème à le dire." Et toc.

Celle qui voulait ressembler à Demi Moore




Qu'est-ce qui fait qu'un jeune ne supporte pas son image pour faire appel à la chirrurgie plastique pour ressembler à son idole ?

Avez-vous vent de tels faits en France ?


Opération du nez, de la poitrine ou encore liposuccion... Les adolescents ont de plus en plus recours à la chirurgie esthétique. Des actes qui, chez des jeunes dont la personnalité n'est pas encore affirmée, ne sont pas sans conséquence...


Que dit la loi ? 

Selon la réglementation française sur "la chirurgie plastique, esthétique ou reconstructrice, le praticien est soumis à différentes obligations en termes de qualifications, moyens et information des patients. La loi du 4 mars 2002 sur le droit des malades et la qualité du système de santé, intégrée au code de la santé publique, régit la pratique de la chirurgie esthétique.
 
QUALIFICATIONS 

Tous les praticiens qui se  revendiquent chirurgiens esthétiques doivent pouvoir témoigner d'une qualification dans ce domaine. On distingue deux types de praticiens :

- Les premiers, dits de "l'ancien régime" (avant 1988), sont des chirurgiens viscéraux et généralistes qui ont obtenu une qualification en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique (trois années de spécialisation en milieu hospitalier).

Ils peuvent exercer cette spécialité dans tous les domaines. Un certain nombre de praticiens spécialistes dans un autre domaine - chirurgiens maxillo-faciaux, ophtalmologistes, gynécologues, etc.

 - ont une compétence reconnue par la Commission nationale de qualification en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. Ces derniers ne peuvent exercer cette compétence que dans le domaine exclusif de leur spécialité, et non de manière générale comme un chirurgien généraliste.

- Les praticiens du "nouveau régime" sont titulaires d'un DES de chirurgie générale et du DESC du groupe II de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. 
Ils peuvent exercer soit exclusivement la chirurgie générale, soit exclusivement la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. Tous les praticiens doivent être suffisamment qualifiés et exercer dans des établissements agréés. Ils doivent n'utiliser que des produits et matériels systématiquement soumis à homologation.

Qui est la génération z ?


 Who is Generation Z? By: Dwayne W. Waite Jr.

Nous sommes dans la première partie de la Pennsylvanie Free Enterprise semaine (PFEW), qui est composé de cinq programmes d'une semaine qui enseignent la hausse juniors et les étudiants du secondaire sur l'entreprise, la libre entreprise et le travail en équipe. 

Il existe plusieurs programmes similaires aux États-Unis, mais PFEW est reconnu comme le programme le plus âgé.

Génération Z, ces jeunes adultes nés en 1995 ou plus tard, constitue ce programme. Il y a eu des recherches sur ces jeunes, mais depuis l'engouement de la génération du millénaire est lente à disparaître, les commerçants sont lents à rattraper ces capitalistes en herbe.

Si les commerçants ont eu un moment difficile adaptation à la génération Y, regarder dehors pour les Zers. 

Ce groupe déteste être suivi, est connu pour avoir accès à un maximum de cinq écrans à un moment où il s'agit de trouver de l'information, est le plus souvent pas au courant des choses autour d'eux, est émotionnellement très entraîné, et estime que les méthodes traditionnelles de l'éducation et de la lieu de travail sont imparfaits.
Aïe.

Il est un diamant à l'état brut dans cette recherche préliminaire - ils sont tellement influencés par leurs pairs et les activités qu'ils sont fortement influencés par la peur de manquer (FOMO). 

Cela peut être mis à profit par les commerçants grâce à l'aide approbations de tiers et d'autres messages indiquant que leurs activités pourraient être encore mieux.

Dans l'ensemble, du point de vue d'un millénaire, ces enfants sont à la fois rafraîchissante et frustrant.

Nous aimons le lecteur de la communauté, mais le «tout le monde a besoin d'un vote« attitude ralentit la progression.

Marketing, nous avons besoin de plus d'informations sur ces gens.

Sources : 
Dwayne W. Waite Jr.  clique ici


s Le temps de quitter millénaire seul.

jeudi 17 juillet 2014

Les ados expliqués aux parents

mardi 05 octobre 2010 à 18h49
Non, les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas plus difficiles qu'autrefois. Ils ne sont ni plus fragiles ni plus enclins à se mettre en danger. Chef de service de la Maison des adolescents de l'hôpital Cochin, la psychiatre Marie Rose Moro vient de publier un ouvrage précieux à l'usage de tous les parents d'ados. Un livre juste et plein de bon sens. A lire au plus vite !
Le livre de Marie Rose Moro, un livre précieux pour les parents qui ne comprennent pas leurs ados.
A entendre bon nombre de parents, les relations sont devenues plus délicates avec les ados. Ceux-ci ont-ils vraiment changé? 
C'est surtout l'époque qui a changé! Aujourd'hui, l'adolescence commence tôt et se termine tard. Ce n'est plus un passage, c'est une étape de la vie. Une étape durant laquelle on reste dépendant de la génération qui nous précède alors qu'on a envie de liberté, de plaisir, de responsabilités d'adulte. 
Autre évolution de nos cultures occidentales, nous avons peu d'enfants et, du coup, nous reportons sur eux toutes nos projections. On en attend tellement qu'ils finissent par nous décevoir! Tout cela peut provoquer de vraies tensions.
Beaucoup pensent que les enfants sont de plus en plus secrets. Qu'ils leur échappent, en somme. Est-ce vrai?
Ils ne sont pas plus secrets qu'avant, mais on oublie souvent qu'une dose de secret est nécessaire pour grandir. L'adolescence est une période de transition entre l'enfance et l'âge adulte. Pour que ce passage se fasse, un enfant doit se séparer de ses parents. Physiquement et psychologiquement. Il doit apprendre à décider par lui-même, selon ses désirs, ses expériences, ses propres interdits. Et il faut l'encourager à le faire. Dire: "Je suis d'accord que tu te sépares. Je sais que cela ne veut pas dire que tu ne m'aimes plus, que tu me trahis." L'idée est de les accompagner, de leur rendre cette transition plus facile. Pour eux aussi, c'est dur! 

Le fait qu'ils refusent qu'on entre dans leur chambre fait partie de ce besoin de secret? 

Absolument. La chambre est la représentation de leur intériorité. Entrer brutalement dans la chambre d'un ado, c'est violer son intégrité. Et quand il n'est pas là, c'est pire que tout! 

Leur tendance à la dissimulation, leurs mensonges, parfois, participent de la même nécessité? 

Certains mensonges sont nécessaires. Ce sont des mensonges de construction. Si un ado ment sur ce qu'il a fait la soirée dernière, ce n'est pas forcément parce qu'il a fait des bêtises! C'est parce qu'il veut que ce moment lui appartienne. S'il le partage entièrement avec ses parents, il lui échappe. Il a peut-être passé deux heures avec une fille à qui il n'a pas osé toucher la main, mais il n'a pas envie de le dire. Les ados mentent essentiellement avec un objectif: préserver leur intimité. 

Comment, alors, se situer par rapport à eux? 

Il faut être à la fois disponible et respectueux en se rappelant une évidence: les ados ont besoin de leurs parents. De leur présence. D'un cadre rassurant et quotidien. Et ce sont les garçons les plus demandeurs, sans doute parce qu'on les prépare moins à une vie indépendante. Nous avons aujourd'hui encore une éducation trop sexiste! 
Autre particularité actuelle, la plupart passent leur temps sur Facebook. Faut-il s'en inquiéter?

 Les copains ont toujours eu une place importante chez les ados. Autrefois, on les quittait à la porte du lycée et on leur téléphonait en arrivant à la maison. Aujourd'hui, on les retrouve sur Facebook. Rien n'a vraiment changé! Il est parfois plus facile de parler via ce réseau ou le téléphone, cela fait partie de l'apprentissage des relations sociales. Dans ce domaine aussi, il faut prévenir, discuter. Les ados ne savent pas forcément que ce qu'ils écrivent aujourd'hui sera peut-être lu demain par leur DRH ou leur ancien(ne) petit(e) ami(e). Nous-mêmes l'ignorons en partie! Après, tout est question de bon sens. Un jeune peut y passer une heure, ne pas se relever la nuit pour se connecter. Si Internet prend le pas sur tout, s'il s'enferme dans sa chambre rivé à son écran et délaisse ses amis, on doit réagir et chercher à comprendre. 

L'adolescence est le temps des émois. Doit-on s'intéresser à leurs amours? 
Il faut être présent sans être intrusif. S'intéresser aux émois intimes et sexuels, non. Répondre à une demande, oui, mais toujours avec une grande pudeur. Par ailleurs, il est nécessaire de s'assurer qu'il possède toutes les informations sur la prévention et la contraception. On se rend compte, à la Maison des adolescents, que beaucoup de jeunes ne sont pas informés. Et c'est aux parents que revient cette "éducation sentimentale". Récemment, une jeune fille en classe prépa est arrivée affolée en nous disant : "J'ai eu un rapport sexuel et je ne me suis pas protégée. J'ai peur d'avoir le sida, mais avec un seul rapport je ne peux pas être enceinte." Trop souvent, ils ne savent pas des choses évidentes. 


Certains demandent à passer la nuit à la maison avec leur petit(e) ami(e). Qu'en pensez-vous? 

Question classique! Chacun adapte son mode de vie comme il le peut, mais la réponse du pédopsychiatre est claire. Il faut séparer les mondes. Si on les autorise à avoir une vie sexuelle sous le toit familial, pourquoi partiraient-ils? On en revient à cette question fondamentale de la séparation. "Quand tu as une vie sexuelle, tu trouves l'espace pour ça. Tu travailles l'été, tu prends une chambre..." 

Les parents s'angoissent beaucoup pour leurs enfants. Les enquêtes montrent notamment que les jeunes boivent de plus en plus. Que faire? 

Il existe un vrai problème d'alcool à l'adolescence, mais les études montrent qu'il n'est pas plus aigu qu'il y a dix ans. Seules différences: on commence plus jeune et ceux qui boivent le font davantage. Là encore, il y a une éducation à donner: parler des risques liés à l'alcool, des façons de se protéger... Ensuite, il faut s'adapter à la situation. Un ado peut boire parce qu'il est triste, parce que ça l'aide à entrer en relation avec les autres. Si on lui dit juste qu'il ne faut pas le faire parce qu'il risque d'être ivre, ça ne changera rien, au contraire. C'est justement ce qu'il souhaite! Il faut s'attaquer à son malaise, l'aider à se sentir mieux sans avoir besoin d'alcool. Et s'il rentre ivre un soir après une fête, lui dire que c'est grave. 
Cela signifie que l'adolescent ne maîtrise pas, qu'il se met en danger. Il faut dire non. Qu'il a dépassé les limites, qu'il doit réfléchir et qu'il ne sortira pas jusqu'à nouvel ordre. Les parents ont parfois des réactions extrêmes : soit une banalisation, soit un excès d'inquiétude. L'idéal est de se situer entre les deux, rappeler les règles et les faire respecter.
Et s'il fume? Même politique? 

Pour les ados, fumer est une transgression. D'autant plus forte que bien des parents essaient d'arrêter. C'est une manière de dire: "Je suis différent des adultes, qui sont normatifs." Là encore, on doit refuser. Rappeler que c'est dangereux, que cela favorise l'utilisation d'autres drogues. 

C'est souvent difficile de dire non. Ça altère les relations, entraîne des conflits... 
Une bonne ambiance est essentielle, mais pas à n'importe quel prix. N'hésitons pas à rester fermes, même si cela "pourrit" une soirée. Les ados sont très forts pour bouder mais on ne doit pas lâcher prise. D'ailleurs, ils comprennent très bien nos refus. Dans les groupes de parole, ils nous le disent: "Heureusement qu'ils nous ont empêchés!" Ils sont dans leur rôle d'exiger, on est dans le nôtre d'interdire. Avec bienveillance et au bon moment. Il y a un temps pour parler des problèmes et formuler les interdictions, et un autre, plus affectif, pour dire qu'on est content de se voir, qu'on s'aime... Il faut séparer les deux. On est dans une société où on a tendance à tout mélanger. 

Certains parents ont plus de mal que d'autres. 

Souvent parce qu'ils ne se comportent pas de façon suffisamment distante et ne posent pas les normes. Il y a peu, une mère qui élevait seule sa fille disait: "Ma fille me fait peur. Elle sort, elle fume et je n'arrive pas à lui dire non, parce qu'elle va croire que je ne l'aime plus. Et puis, je veux aussi qu'elle se sente libre." Certes, mais quand c'est une liberté qui fait mal, une liberté qui autorise une enfance sabotée, ce n'est pas possible. 

Autre source d'inquiétude, l'école. Vous dites que des bons résultats scolaires en disent long sur l'état psychologique d'un enfant... 
Globalement, un enfant qui va bien se sent bien à l'école. Parce qu'il a un désir d'apprendre, mais pas seulement. Il y a les amis, les relations avec les professeurs. Quand tout se passe bien, l'école est un lieu incroyablement riche. Cependant, il y a des cas où on peut réussir sans aller bien. Les jeunes filles anorexiques sont, par exemple, excellentes. Des jeunes très angoissés sont aussi de bons élèves parce qu'ils ne pensent qu'à leur travail. Mais en règle générale, quand un enfant décroche, c'est un symptôme. On observe en ce moment une véritable épidémie de phobie scolaire, qui peut avoir des origines très différentes: un souci passager, un trauma à l'école, un échec sentimental ou, plus grave, une dépression... 1 enfant sur 10 est déprimé et, dans ce cas, il faut consulter au plus vite.
S'il refuse d'aller chez un psy...

Dans notre monde occidental, alors qu'on a un système de pédopsychiatrie bien développé, les adolescents consultent tard, mal et difficilement. C'est aux parents d'imposer à leur enfant d'aller voir un psy. Il faut leur parler. "Si tu avais de la fièvre, tu irais chez le médecin. Là, c'est pareil. Tu n'es pas bien, tu vas chez le médecin." Cela doit se faire sans négociation. Ce n'est pas parce que la souffrance psychique ne se voit pas qu'elle n'est pas réelle. 

Avez-vous parfois à convaincre les parents de la nécessité de consulter? 

Certains y sont opposés. C'est pour cette raison que les jeunes peuvent venir seuls et en toute liberté dans les Maisons des adolescents. Mais ne nous y trompons pas. Le peu de moyens alloués à la pédopsychiatrie fait que nous sommes obligés chaque jour de différer la prise en charge d'enfants qui ont, pourtant, un absolu besoin de consulter. 

Vous consacrez une bonne part de votre livre à des témoignages d'adolescents. Pourquoi? 

Parce que c'est une façon de retrouver l'adolescent qu'on a été. Et ce retour en arrière est très précieux. Il favorise la proximité, la compréhension. Et cela nous rappelle aussi que nous ne sommes plus des adolescents. Dans cette période de jeunisme, il est important de savoir se situer. Etre parent d'un adolescent, c'est aussi continuer à se construire en tant qu'adulte. Et puis, écouter la parole des ados, cela fait du bien. 

Maison de Solenn, Maison des adolescents de l'hôpital Cochin, Paris (XIVe),www.mda.aphp.fr