Un selfie (déclinaison du terme anglais self, « soi ») est un autoportrait photographique réalisé avec un appareil photographique numérique, un téléphone mobile(smartphone ou photophone) voire une webcam puis téléchargé sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, Tumblr, et autres Flickr) pour renseigner sonprofil ou son avatar, pour documenter sa présence dans un lieu ou auprès de quelqu'un (notamment une photo volée ou consentante au côté d'une célébrité), partager son état du jour, publier certaines scènes particulières (tel le sexto/selfie d'Anthony Weiner en 2011[1]).
Généralement prise sur le vif, ce type de photographie est
réalisée avec un appareil à bras portant ou à l'aide d'un miroir lorsqu'il ne
comporte pas de caméra frontale. Au Québec, le terme a été traduit par
egoportrait par le chroniqueur et journaliste Fabien Deglise[2].
Le selfie dans l'isoloir, photo souvenir de l'élection

Généralement prise sur le vif, ce type de photographie est
réalisée avec un appareil à bras portant ou à l'aide d'un miroir lorsqu'il ne
comporte pas de caméra frontale. Au Québec, le terme a été traduit par
egoportrait par le chroniqueur et journaliste Fabien Deglise[2].
C'était
le jeu de la journée: se prendre en photo avec son téléphone derrière les
rideaux et publier l'image sur les réseaux sociaux.
«A voté !» : sur les réseaux sociaux, c’est en image, et sous
le hashtag #selfisoloir, que les électeurs
mettaient en scène, sur le mode de l’autoportrait, dimanche, leur participation
au scrutin, une pratique de plus en plus populaire, à la limite du code
électoral.
«Finalement j’y suis allé», lâche @Tibouc_is_god, alias Thibaut
Bouquet, en guise de légende d’un autoportrait un peu flou, où le visage du
jeune homme, apparemment tenté par l’abstention, se découpe sur le rideau bleu
plastifié de l’isoloir.
«C’est pas
mon meilleur profil mais j’ai pas réussi à faire mieux», ajoute, dans un autre tweet, ce Lyonnais aux yeux
clairs et fins cheveux châtains. «Je suis resté 10min dans l’isoloir à
faire des selfies», précise-t-il.
Depuis
l’ouverture des bureaux de vote dimanche matin, ils sont des milliers
d’électeurs à avoir tweetté des «selfies» dans le lieu le plus intime - et
règlementé -- des bureaux de vote.
Plutôt jeunes,
et masculins, les électeurs posent, avec en main l’enveloppe bleue dans
laquelle ils ont glissé leur bulletin.
Certains comme
@RaymondvanDoorn, un fonctionnaire néerlandais, chargé de mission au ministère
du Développement durable à Paris, selon son profil, vont jusqu’à préciser à qui
ils ont donné leur voix : «Une vote en plus pour @Anne_Hidalgo et
un véritable #selfisoloir», précise-t-il, en référence aux nombreux faux ou
parodies qui circulent sur les réseaux.
C’est
d’ailleurs aux Pays-Bas que la pratique est apparue, lors d’élections
municipales mercredi. Elle a aussitôt été officiellement autorisée par le
gouvernement néerlandais.
En France, rien
n’interdit les selfies dans l’isoloir à partir du moment «où cela ne
porte pas atteinte à la sincérité du scrutin, ni ne trouble l’ordre public à
l’intérieur du bureau de vote», dit Pierre-Henry Brandet, porte-parole du
ministère de l’Intérieur.
«Pour
autant, il ne faut pas désacraliser le moment passé dans l’isoloir», met-il en garde, soulignant qu’il s’agit
d’un «instant qui a vraiment du sens dans une vie de citoyen, dans la
vie démocratique en général. Voter, c’est important, ce n’est pas anodin.»
Sur le compte @selfisoloir, qui retweete les meilleurs
autoportraits d’électeurs, la perle revenait dimanche à @Lucius__3000 , «étudiant de M1 en droit
public à Paris1-Sorbonne, «je vois les #selfisoloir, mais comment on
fait lorsqu’on a mandaté procuration?»
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